Petite histoire du Carnaval Lyonnais

Joseph Grobon

Où sont les Carnavals d’antan, saturnales renouvelées de l’antiquité romaine, où la foule religieuse, les jours précédant le Carême, temps du repentir, et pour dire adieu à la chair, se divertissait d’une façon licencieuse ? Dans les églises on présentait des mystères, des farces que des allusions grossières avaient fait dégénérer en véritables orgies. La procession de l’Âne, tout à fait sérieuse pourtant, fut une de celles qui amenèrent le plus de débordements de la part des fidèles.

Aux époques de féodalité, le Carnaval avait un autre caractère et les corporations en profitaient pour manifester leurs mécontentements et leurs désirs : ces promenades, facéties et chevauchées prenaient alors des proportions grandioses.
Celles de Lyon avaient une grande réputation et, suivant en cela la loi des contrastes, la ville embrumée, la ville grise fut au moyen âge celle qui apportait le plus d’entrain dans ses fêtes carnavalesques. La corporation des imprimeurs se distingua entre toutes ; nous avons les calvalcades des Supposts du Seigneur de la Coquille.

26 pages 14×18 cm.

8 €

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